Pourquoi les violences conjugales concernent les DRH et quelles mesures simples mettre en place
💢 L’entreprise face aux violences conjugales
L’entreprise n’engage pas forcément sa responsabilité si l’une de ses salariées est victime de violences conjugales. Néanmoins, l’avocate en droit social @emiliemeridjen recommande aux employeurs de mettre en place des mesures “peu coûteuses mais qui peuvent sauver des vies”. C’est le nouvel épisode de SMART & RÉGLO.
#auboulot avec @njucha2017
Bien que la violence conjugale relève de la vie privée, elle impacte directement les entreprises par l'absentéisme, le turnover et la baisse de productivité. Au-delà de l'aspect moral, il est stratégique pour un employeur de se positionner comme un acteur de protection.
Les DRH sont souvent démunis face à ces situations. La solution consiste à s'appuyer sur des partenaires externes (associations, police) et à mettre en place des mesures concrètes et peu coûteuses. Ces actions permettent de briser l'isolement des victimes et de réduire la dépendance économique, facteur clé de la violence.
Exemple : Une entreprise peut afficher le « violentomètre » (un baromètre des signes de violence) dans les sanitaires, installer des QR codes vers des tests d'auto-évaluation, ou décider de verser les salaires sur des comptes individuels pour éviter le contrôle financier par le conjoint. Elle peut même autoriser le dépôt de plainte sur son lieu de travail. Ces gestes simples, sans coût majeur, offrent un filet de sécurité immédiat aux salariés victimes.