Les violences conjugales invisibilisées coûtent cher aux entreprises
📢 Les violences conjugales "coûtent un pognon de dingue" aux entreprises
Une femme victime de violences conjugales "ne peut pas être à 100 % investie dans son travail", nous rappelle Vigdis Morisse-Herrera. "On ne peut pas travailler quand on a peur de mourir, peur pour ses enfants, peur de perdre son travail", témoigne la fondatrice d’@opale.care. Elle est invitée dans l’émission SMART JOB en compagnie d’Ophélie Lagarrigue, de @groupeouicare Care, pour parler de ce que les entreprises peuvent faire face aux violences faites aux femmes.
#smartjob avec @arnaud_ardoin et @njucha201
Cette vidéo explique pourquoi les violences conjugales constituent un enjeu majeur pour les entreprises, au-delà de la simple image de la « femme battue ». Le terme « femme battue » est limité car il ne couvre que les violences physiques, alors que la réalité inclut aussi les violences psychologiques, économiques, administratives, sexuelles et les cyberviolences. Utiliser cette terminologie restreinte invisibilise ces autres formes d'abus, notamment les violences sexuelles, qui représentent 5 % des plaintes pour violence conjugale. Les victimes, souvent dans l'impossibilité de parler à leur hiérarchie ou aux ressources humaines par peur du jugement ou de la perte d'emploi, ne sont pas pleinement disponibles pour travailler. L'entreprise subit donc un coût direct lié à l'absence de performance et à l'instabilité du personnel. En revanche, agir pour soutenir ces victimes et mettre en place des mesures de protection est présenté comme un investissement nécessaire plutôt qu'une simple dépense. Ignorer ce problème a un coût financier et humain bien plus élevé que celui de la prise en charge.
Exemple : Une employée qui subit des violences économiques et psychologiques de la part de son conjoint ne peut pas se concentrer sur ses tâches, car elle est constamment dans l'insécurité et la peur. L'entreprise perd en productivité et en stabilité, alors qu'une politique de soutien active permettrait de réduire ces pertes et de protéger le bien-être du salarié.