Bernard-Henri Lévy défend Israël et qualifie la situation à Gaza de guerre atroce plutôt que de génocide
– C'était un défenseur fidèle d'Israël, comment c'est tenable aujourd'hui ? – Comment c'est tenable ? Aujourd'hui, comme hier, Israël est un tout petit pays entouré par... – Je parle des massacres à Gaza, je parle des enfants de la colonisation sur Jordanie. – Les massacres d'enfants, c'est insupportable, mais c'est pas un gélocide, voilà. C'est pas un gélocide. – Ce sont des massacres. – C'est une guerre atroce, c'est une guerre qui aurait dû s'arrêter depuis longtemps, qui devrait s'arrêter aujourd'hui. Pour qu'elle s'arrête, il faudrait, et il suffirait, que le Hamas dépose les armes, ou que ceux qui le paraignent l'y contraignent. Mais c'est pas un gélocide. Les gélossiles, pardon, ils se trouvent que dans ma longue vie, j'en ai couvert. – On n'a pas employé le mot, un massacre, c'est un massacre, c'est un problème. – C'est pas un massacre, ce sont... C'est une guerre. – La colonisation, c'est une erreur considérable, qui ne fait que s'aggraver, et qui rend de plus en plus difficile la paix. – Ce sont des crimes de guerre, Bernard-Henri Levy ? – On verra. – La qualification, c'est la compénale internationale. – D'abord, à la justice israélienne, la compénale internationale est compétente concernant des pays qui ne sont pas capables de juger l'OMN, qui n'ont pas un système judiciaire démocratique. Donc déjà, la compénale internationale, elle est compétente sur le Sahara pays, il n'est pas compétente sur l'Israël. L'Israël, on saura tout. On saura la responsabilité des uns et des autres. – Dans 20 ans, il y aura plus de Palestiniens en Palestine. – Eh bien, j'espère que vous avez tort. – Vous savez que je n'ai pas tort. – Ah ben, j'espère que tout le monde est israélien jamais. – Écoutez, l'émotion mondiale, vous le voyez. – La grande différence entre Benjamin Zalio et moi, c'est que moi, justement, j'espère. – Lui n'espère plus, n'espère rien d'ailleurs depuis le premier jour, depuis son premier mandat, je me suis avoir écrit ça à l'époque dans un bloc de Dupont à 1995. – 1996, son premier mandat. – 1996, son premier mandat. – De 1946, je veux dire, cet homme, cet homme est un très mauvais premier ministre pour Israël, car il a, il commet une erreur qui est une faute et qui est même un péché, c'est qu'il est désespéré. Et un politique désespéré, ça, c'est pas possible. Bien sûr. – L'émotion mondiale, est-ce que vous la ressentez ? – Moi, j'espère toujours. – Est-ce que vous la comprenez d'émotion mondiale ? – Pardon ? – L'émotion mondiale, est-ce que vous la ressentez, est-ce que vous la comprenez ? – Mais l'émotion mondiale, je la ressens moi-même. Quand je vois les images de Gaza, vous croyez que j'y suis insensible ? Et donc, je comprends l'émotion mondiale. Mais je sais aussi, parce que je suis quand même capable de réfléchir un tout petit peu, je sais que ces images, on n'aurait plus que cette guerre se serait arrêtée si le Hamas et ceux qui le soutiennent avaient décider, avaient admis lors des fêtes. – Donc, vous ne demandez pas à Netanyahu de s'arrêter ? C'est ce que vous dites ce soir. – Mais j'espère que Netanyahu s'arrêtera. Mais j'espère d'abord que la poigne de fer de Hamas sur Gaza… – C'est le feu aujourd'hui qui n'a pas lieu dans les fêtes. – Mais pour l'instant, le Hamas gouverne. Ce qui reste de Gaza, il est toujours aux affaires. Le Hamas est devenu une espèce de légende dans une partie du monde arabe, rue arabe et rue occidentale. Est-ce que vous trouvez normal ? Aujourd'hui, on a un parti politique en France, la France Insoumise, qui est bien placée pour la prochaine présidentielle, dont certains représentants nous expliquent que le Hamas est une force de résistance, que le Hamas est un parti normal. – Non, ça, c'est pas vrai. – Vous écoutez Rima Hassan, vous écoutez quelques autres, à qui j'ai pas envie de faire l'honneur de les citer ici, et qui pensent que le Hamas, ce sont les forces de résistance palestiniens. Donc, cela, c'est gravissime pour le monde arabe, c'est gravissime pour la jeunesse française. Je peux vous dire qu'à l'époque des soins de racisme, touche pas à mon pote, on chantait la Marseillaise, dans les rues de Paris et dans les rues du Havre. On clamait notre fraternité, mais on n'admirait pas des organisations terroristes, on l'applaudissait pas. – C'est pas incontible avec le soutien qu'on peut avoir aux Gazaouis et aux Palestiniens, si Jordanie, de chanter la Marseillaise. – Mais le soutien aux Palestiniens, si Jordanie, ça veut dire espérer de tout son cœur qu'ils se doteront très vite de représentants dignes d'eux, dignes de leur avenir, dignes de leurs enfants, pas ces espèces de clones du Hamas qui ne font que porter la Marseillaise. – Cela fait que les compartements s'arrêtent.